Interpellé mardi et mis en examen au terme de sa garde à vue, le second braqueur présumé du casino d’Uriage-les-Bains (Isère) a été libéré jeudi et placé sous contrôle judiciaire.

Une décision qui a provoqué la colère du parquet de Grenoble qui avait requis le placement en détention provisoire de Monsif Ghabbour, âgé de 25 ans et déjà connu de la justice. Le ministère public a aussitôt fait appel de la décision du juge des libertés.

Le procureur général de Grenoble, Martine Valdes-Boulouque, a jugé cette remise en liberté «absolument inacceptable compte tenu des charges très graves qui pèsent» contre le braqueur présumé. L’homme a été mis en examen par la juge d’instruction pour «vol à main armée» et «tentative d’homicides volontaires sur agent de la force publique». Il a constamment «nié les faits» qui lui sont reprochés lors de sa garde à vue.

A son tour, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a exprimé ce jeudi soir, dans un communiqué, sa «très vive indignation» après cette remise en liberté.

Les policiers «écœurés»

«Les policiers sont écœurés», à de son côté réagi Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie, le second syndicat d’officiers de police, dénonçant un «acte de forfaiture». «La clé des problèmes de sécurité dans notre pays, c’est l’absence de réponse pénale», a-t-il ajouté et cette décision «prouve que certains magistrats trahissent la mission dont ils sont investis» et «sabotent systématiquement le travail des policiers».

Nicolas Comte, secrétaire général Unité police SGP-FO (premier syndicat des gardiens de la paix) a exprimé «le ras-le-bol» des policiers en se demandant s’ils «devaient encore prendre des risques pour interpeller les truands».

«C’est inadmissible, intolérable et scandaleux», a déclaré pour sa part Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d’Alliance (Second syndicat de gardiens de la paix) qui a accusé «certains magistrats» de se livrer «à une croisade anti-policière».

«Nous ne pouvons pas continuer de travailler dans ces conditions», a-t-il ajouté «et à faire, seuls, respecter le droit républicain».

Monsif Ghabbour avait été interpellé mardi à Voreppe (Isère), à une quinzaine de kilomètres de Grenoble. Il est soupçonné d’avoir braqué le casino d’Uriage dans la nuit du 15 au 16 juillet en compagnie de Karim Boudouda. Ce dernier avait été tué après le hold-up dans un échange de tirs avec la police alors que son complice avait pu prendre la fuite. Ce décès avait provoqué trois nuits de grandes violences urbaines dans le quartier de la Villeneuve, où Karim B. avait passé son enfance.

Source : Le Parisien

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4 réponses pour “Uriage : tollé après la mise en liberté du second braqueur du casino, Monsif Ghabbour”

  1. Lucky-die dit :

    Les policiers sont dans notre camps alors ^^’

  2. mickaelgrm dit :

    c’est honteux ! y’a pas de mots assez forts pour décrire ce genre de conneries !

  3. cochon de souche dit :

    oh les povres petits gars s’en travail , c’est la faute à destop le pleureur de gauchiste

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