Lu sur MetroFrance. Rania Hoballah interroge Rachid Arhab.
« La diversité est une vraie chance pour les chaînes »
La parole à Rachid Arhab, membre du CSA et Président de l’Observatoire de la diversité depuis 2008.
Comment mesure-t-on la diversité à la télévision ?
Pour qualifier une situation, il faut la quantifier un minimum. La Constitution française interdit heureusement de quantifier les Français en fonction de leur origine. L’exercice est difficile, nous avons mis l’accent sur la notion de perception. Nous n’avons pas comptabilisé des gens, mais on a mis nos enquêteurs en situation de téléspectateurs. On leur a donné une semaine de programmes à regarder et chacun a classé les intervenants dans des catégories qu’on a appelées « perçus comme blanc » et « perçus comme non blanc. Notre observation a porté aussi bien sur les animateurs que sur les héros de fiction ou encore les intervenants sollicités dans les journaux télévisés.
Le premier baromètre de la diversité a été créé en 2009 par le CSA. Quelles étaient les premières constatations ?
Les résultats du premier baromètre étaient très négatifs. On a constaté que la société française telle que vous et moi la percevons dans la rue n’était pas réellement représentée à la télévision. Et quand il y avait une exposition de la diversité, celle-ci était qualitativement assez négative. On avait tendance à voir souvent les Noirs et les Arabes dans des rôles de trafiquants ou de délinquants. Entre les déclarations d’intentions des chaînes et la réalité, il y avait un gouffre.
Et depuis, les choses ont-elles évolué ?
On constate qu’il y a une vraie prise de conscience des chaînes. Certaines commencent à avoir une politique active pour faire évoluer les choses car elles se sont rendues compte qu’il y avait beaucoup de retard. Le deuxième baromètre est en cours de réalisation et il devrait sortir en septembre 2010. Nous attendons donc les résultats, mais ce que je peux vous dire d’ores et déjà c’est qu’aujourd’hui, il n’y a aucune chaîne qui estime que la diversité est un dossier mineur. Tout le travail de conviction que nous avons fait commence à porter ses fruits.
Concrètement que fait le CSA pour faire bouger les choses ?
Moi je suis contre la contrainte et l’idée de quotas car j’estime que les chaînes sont responsables. Notre rôle est de leur donner des pistes de réflexion dans un domaine où nous savons qu’elles peuvent faire d’importants progrès. C’est le cas des journaux télévisés par exemple, et plus particulièrement dans le choix que les rédactions font pour faire appel à des intervenants ou des spécialistes.
Comment les chaînes ont-elles réagi ?
J’ai trouvé dans chacune d’elles des interlocuteurs vraiment engagés. Grâce au baromètre, chacun s’est rendu compte de ses propres faiblesses. D’ailleurs, de nombreuses initiatives ont vu le jour : le comité permanent pour la diversité à France Télévisions, la Fondation d’entreprise de TF1, les initiatives prises chez M6 ou encore dans les chaînes du groupe Next qui ont aussi lancé des accords de partenariat avec des lycées et des écoles. C’est tout un système qui s’est mis en route grâce à l’impulsion du Conseil.
Pour que la diversité existe à l’écran, elle doit aussi exister dans les équipes, non ?
C’est même essentiel. On a vécu trop longtemps à la télévision avec des responsables qui n’étaient pas en phase avec la réalité de la société française. Il y a encore cinq ans, on disait aux producteurs de fiction de ne pas prendre de héros noir. Aujourd’hui, ça a changé car les décideurs ont pris conscience du problème. Et aussi parce qu’un certain nombre de personnes, dont je fais partie, qui sont dans les cercles de décision, font le relais. Même si cela était compliqué au départ car un certains ne voyaient que le côté contraignant, au final, les chaînes se sont rendues compte que la diversité était une vraie chance pour elles.
Le prochain chantier du CSA est la radio. Comment fait-on pour rendre la diversité audible ?
C’est encore plus compliqué que pour la télévision car il n’y a pas d’image. Nous sommes en train d’y travailler et nous discutons étroitement avec les responsables des radios pour trouver comment quantifier et améliorer la situation. Il y a encore du travail mais les choses avancent.
Source : MetroFrance
Voir aussi :
- Rapport 2011 du CSA : toujours trop de Blancs à la télévision, une critique de la banlieue sous contrôle
- Trop de Blancs sur France Télévision ?
- CSA : le baromètre de la diversité à la télévision
- CSA : vague 2 du baromètre de la diversité à la télévision
- Lille : « Les Blancs, on les compte sur les doigts d’une main »
Perçu comme blanc = quatifier en tant que FDS = discrimination éthnique .
Vivement 2012 et l’arrivée du FN au pouvoir !!!!
qu’ils ne se plaignent pas la plupart des « percus comme blancs » ne sont que des collabo au service du gouvernement qui veux detruire l’idee de nation francaise par la substitution de la population
par contre des gens comme nous qui avons réalisés l’emergence d’une situation explosive pour l’avenir de notre beau pays y en a t’il?
La race ou la couleur, on s’en fout .
Ce qui compte c’est la compétence journalistique pour apparaître à la télé.
A mort les quotas et la discrimination positive .
Bientot, en tant que blanc, on ne trouvera pas de travail, il faudra qu on change de prénom pour s appelé mouloud ou rachid.
Quel avenir de reve pour nos enfants et petits enfants, car croyez moi: il vont en chier
Il dit être contre les quotas, mais défend pourtant la discrimination positive…
Avec ce système, les « perçus comme Arabes » et les « perçus comme Noirs » (remarquez que nous ne parlons jamais des « perçus comme Asiatiques »… étrange, non ?) auront bientôt ce qu’ils désirent : des postes non-mérités un peu partout, et une totale non-légitimité aux yeux des « perçus comme téléspectateurs ».