Apaisants, pacifiants, stimulants… les effets positifs des espaces verts en détention ne sont plus à démontrer. Convaincue des bénéfices de tels aménagements, Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés, a souhaité que chaque nouvel établissement en soit doté. Dans de nombreux établissements existants, la végétation fait déjà partie intégrante du site. L’occasion pour les détenus de participer à l’élaboration de ces espaces qui améliorent leur cadre de vie.
A la maison centrale de Saint-Maur, les espaces verts permettent de varier les activités. Depuis 2008, avec l’opération « côté cour – côté jardins », différents ateliers sont proposés : création de mobilier, de mosaïques et jardinage en collaboration avec des associations. « Chacun respecte cet environnement. C’est leur lieu de vie », explique un conseiller d’insertion et de probation à la maison centrale de Saint-Maur, « les détenus jardinent à leur rythme pendant les heures de promenade ».
Les détenues du centre de détention pour femmes de Joux-la-Ville y trouvent un moyen de concilier leur préparation à la sortie et l’amélioration du cadre Cour de promenade de la maison centrale de Saint-Maur © Antenne SPIP de la MCde la détention. Une formation avec à la clé un CAP production florale et légumière leur est proposée. « La production de fleurs sert à agrémenter les espaces de cheminement de l’établissement. Cette formation diplômante concerne 12 femmes détenues par an », sprécise une surveillante.
Au centre de détention de Toul, l’activité la plus prisée est le jardinage.
Une dizaine de détenus, âgés de 60 à plus de 70 ans, évoluent quotidiennement dans un îlot de verdure où salades, carottes et fraisiers font l’objet de tous les soins avant d’être consommés. Là, il s’agit de concilier activité physique quotidienne et alimentation équilibrée.
Source : Ministère de la justice
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